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Se lancer en freelance – Vie pratique #1

Après plus de 10 ans dans le salariat et quelque peu désabusée par ce statut, j’ai voulu tenter cette nouvelle aventure de l’auto-entreprenariat, comme beaucoup et de plus en plus de personnes.

Image par jeonghwaryu0 de Pixabay

Certes, sur le papier, ça a l’air sympa. C’était l’occasion pour moi de découvrir un nouveau mode et un nouveau rythme de travail, de m’enrichir professionnellement et personnellement, de faire de belles rencontres, etc. Et je continue d’y croire, évidemment !
Mais, à toi qui a cette idée dans la tête depuis longtemps, je me dois de t’avertir : attache ta ceinture car le voyage (même s’il en vaut le coup) va connaître des zones de turbulences. Alors avec mon petit et modeste recul, voici mon top 5 des choses à savoir ABSOLUMENT avant de se lancer en freelance.

1/ Avec l’administration tu échangeras.
Et encore, le statut auto-entrepreneur est particulier, les démarches sont hyper-simplifiées, il y a même la déclaration en ligne, mais c’est quand même mal fait et mal expliqué. J’ai dû renvoyer à 2 reprises, un formulaire d’inscription car mon activité principale ne dépendait soi-disant pas de l’URSSAF (le mystère a été éclairci depuis et c’est bien l’urssaf) malgré que j’ai choisi mon activité dans une liste déroulante de leur propre formulaire. Donc, si tu souhaites devenir consultant digital, rédacteur web, community manager, ne choisis pas « MARKETING EN LIGNE » (qui dépend de la Chambre de commerce), MAIS BIEN « CONSEILS AUX ENTREPRISES » ou « CONSEILS POUR LES AFFAIRES », petit conseil d’ami !

2/ Le doute tu connaîtras.
Après de nombreux échanges avec mon entourage pro ou perso, j’ai l’impression que beaucoup de futurs ex-salariés envisagent le freelance parce qu’il ou elle a été déçu(e) et/ou malmené(e) en entreprise. Donc forcément, quand tu n’as pas été bien traité en tant que salarié, une fois seul chez toi, tu t’interroges sur tes compétences, ton savoir-être.
À moins d’avoir une confiance absolue en soi, rares sont les personnes qui échappent à ce fameux « syndrome de l’imposteur » (les autres, comment faites-vous ? Vite donnez-moi la recette !). Une fois que l’activité est lancée et que les premiers clients arrivent, ça s’arrange, promis, mais au début, il faut avoir les nerfs solides (après aussi, cela dit).

3/ Des millions de questions tu te poseras.
Business plan ou pas ? Sur quelles plateformes de freelances puis-je m’inscrire (voici une liste utile) ? Est-ce que j’utilise mon réseau ? Est-ce que je prévois à l’avance tous mes posts Linkedin sur les 6 prochains mois ? Est-ce que je propose des tarifs peu élevés au début pour attirer des clients ? Et d’ailleurs, quelle prestation principale vais-je proposer ? Dois-je n’en proposer qu’une seule en premier lieu ? Peut-être pourrais-je faire du bénévolat d’abord, pour avoir des références ? Est-ce que je crée un site Web pour présenter mes prestations ? Est-ce que j’investis dans des logiciels spécifiques ? Pour quel budget max ?
À mon avis, 2 règles d’or s’appliquent face à toutes ces interrogations : Y aller pas à pas sans brûler les étapes en prenant le temps de réfléchir et avoir conscience de sa valeur (ne surtout pas se brader notamment).

4/ Parfois seul(e) tu te sentiras.
J’ai eu la chance d’avoir un soutien inconditionnel dans cette période, d’une personne ayant déjà exercé une activité freelance et qui n’a eu de cesse de me rappeler mes réussites passées et futures, je ne la remercierais jamais assez. Ne reste pas seul(e), c’est vital pour ton moral. Si tu n’as personne dans ton entourage pour comprendre ton activité, crée-le. Va à la Chambre de commerce, contacte d’autres freelances sur les réseaux sociaux pour demander conseil, cherches des événements pro (salons, petits-déj), bref sors de chez toi et élargis ton réseau.

5/ Ton compte professionnel de formation tu vérifieras
Si tu es ou a été salarié(e) un bon moment, tu as sûrement encore des heures de formation CPF à utiliser, voire même de DIF (attention à utiliser avant le 31/12/2020 dans ce dernier cas). Et il est important de savoir qu’un demandeur d’emploi ou un travailleur non salarié ne crédite plus d’heures sur son compte (sauf cas particuliers). Alors, avant que ces heures durement acquises ne soient plus utilisables, et bien utilise-les !
J’ai opté pour cette option et vais donc prochainement en profiter pour ajouter une nouvelle corde à mon arc, complémentaire de mon activité.

J’espère que ces humbles conseils seront utiles aux futurs freelances. Pour les autres, un petit conseil à partager peut-être ?

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