Quotidien Vie pratique

Travailler en musique – Vie pratique #2

La musique au travail, on peut aimer ou pas, l’apprécier de temps en temps ou la redouter tant elle nous empêche de nous concentrer. Bref un sujet qui agite, qui divise ou au contraire qui rapproche.

De nombreuses études ont démontré qu’elle a un effet bénéfique sur la concentration et la mémorisation, la stimulation et la créativité. À ce sujet, je vous renvoie à cet article très sympa de Welcome To the Jungle qui donne les résultats de certaines études et des conseils sur les conditions d’écoute idéales au bureau (son et musique).

Personnellement, je ne suis pas adepte de la playlist diffusée dans tout l’open-space. Je l’ai vécu lors de mon tout premier stage en agence RP, et me suis retrouvée, pendant un an, à écouter en boucle toute la journée Thomas Fersen, KT Tunstall et la Grande Sophie. J’aurais pu tomber pire, me direz-vous. Mais même si je ne détestais pas ces choix musicaux, loin de là, ils étaient plus que limités, et bonjour l’impact sur la créativité ! Une playlist unique, c’est compliqué dans un grand bureau où peuvent se mêler différents profils, différentes générations et différents goûts musicaux tout simplement. Autant dans un blablacar, ça se tente, mais dans un bureau, pensez-y à deux fois avant de glisser votre morceau favori de Hard Rock satanique ou un vieux tube de disco. Non seulement, vous vous exposez aux critiques (qui peuvent faire mal) de vos collaborateurs, mais vous prenez le risque de déconcentrer les tâches de vos petits camarades.
Apparemment, il existe des outils de playlist collaboratifs très sympas, à voir : Si chacun contribue à la playlist et si on se met d’accord pour éviter certains styles musicaux, pourquoi pas, après tout ? Je me projette et imagine un bureau où de temps en temps, on part en trip musical entre collègues sur un morceau pop’, l’image est tentante, forcément…

J’ai également vécu l’ambiance ZÉRO musique, uniquement bercée par le bruit des doigts sur les touches de clavier. Finalement, c’en était presque assourdissant et ça m’a mise vraiment mal à l’aise. Et je ne pouvais alors m’empêcher de faire des blagues idiotes ou de commenter mon travail à voix haute (désolée à mes collègues de l’époque) pour meubler ce silence très pesant.
L’ennui est que je n’aime pas non plus travailler en musique continuellement (plus enquiquineuse tu meurs). Alors, le compromis des playlists individuelles que je contrôle à ma guise est la meilleure solution pour moi. Si je dois trouver une accroche ou rédiger un texte, je scrolle sur les morceaux punchy, un peu « girly », car ils ont cette incroyable faculté de me remonter à bloc niveau inspiration. Si je suis concentrée sur des statistiques et l’analyse des Kpis, je coupe tout ou j’opte pour une musique d’ascenseur, parfaite pour se déconnecter de ce qui m’entoure et la vie du bureau, tout en restant connectée à mes chiffres.
C’est en cela que réside pour moi la force de la playlist individuelle VS playlist commune : elle s’adapte à ton activité, mais aussi à celle du bureau au fur et à mesure de la journée. Si mes collègues de bureau entament une micro-réunion, voire un call sur haut-parleur, c’est un bon moyen de m’isoler. Attention toutefois, à force de s’isoler car la vie d’un bureau, c’est souvent bruyant, on passe la journée les uns à côté des autres, les écouteurs vissés sur les oreilles, mais sans aucune connexion humaine. J’ai donc adopté la technique d’une écoute musicale unilatérale; en gros je n’utilise qu’un seul écouteur, mon autre oreille reste attentive à ce qui m’entoure. Parce que l’énergie ou la stimulation peuvent aussi venir d’un bref échange sur une anecdote amusante et hop, on repart reboosté.
Autre avantage : Si je manque d’inspiration, je me la crée grâce à toutes ces émotions réveillées par l’écoute d’un morceau que j’adore. D’ailleurs, devinez comment m’est venue l’idée d’écrire cet article ?

Je termine en rappelant qu’aucun article du code du Travail n’interdit d’écouter de la musique au travail, avec ou sans écouteurs. En revanche, elle ne doit pas aller à l’encontre de la pratique de l’activité professionnelle, je pense notamment à tous les commerciaux sédentaires dont les appels téléphoniques constituent une grande partie de la charge de travail. Le mieux est d’en discuter directement avec le CHSCT, les RH ou votre manager et bien entendu, vos collègues !

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1 commentaire

  1. Bonjour.
    J’ai..toujours écouté de la musique, tout en travaillant, lorsque j’étais en poste en informatique, durant douze ans et six mois, à Paris comme à Strasbourg, tout en téléphonant, répondant au téléphone, suivre une conversation, répondre à des questions diverses posées..etc..
    Le fait d’écouter de la musique tout en travaillant permet de ne pas avoir l’esprit pollué par un entourage parfois lourd et pénible, et pas toujours au top..
    Bonne fin de journée à vous, respectueusement..Denis.

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