Vie pratique Zéro déchet

L’avènement du zéro déchet, enfin ?

Lors du dernier salon Natexpo à Lyon, j’ai été plus que ravie d’assister à la consécration du vrac et du zéro déchet à travers les tendances observées, les conférences proposées et la représentativité des exposants concernés.
Il y a 10 ans, ils étaient si peu nombreux à s’intéresser au sujet. Lorsque Biocoop annonçait l’arrêt de la vente de l’eau en bouteille plastique ou qu’il faisait l’apologie des silos vrac, la majorité des consommateurs trouvait cela intéressant…pour les autres. Encore trop peu conscients de l’intérêt de la démarche au niveau global, ils n’étaient pas prêts à changer leurs habitudes. En 2020, Biocoop n’a même plus besoin d’en parler, le sujet est omniprésent.

Quand je repense au chemin parcouru….
Années 80-90, je me souviens des centaines de sacs en plastique à la caisse des supermarchés, suspendus à deux tiges métalliques sous le tapis, prêts à recevoir les victuailles de chaque client. Une fois de retour à la maison, la plupart des sacs plastique étaient impitoyablement jetés à la poubelle. Je me rappelle aussi les bouteilles de verre, joyeusement mélangées au reste des déchets. Je revois encore la montagne de tubes, pots de crème et flacons de shampooing dans la salle de bains.
Années 2000, les poubelles jaunes arrivent chez moi. Il faut commencer à trier, on se trompe 1 fois sur 2, mais l’intention est là. Les réflexes responsables se mettent en place petit à petit, le pousse-mousse à pompe disparaît de ma vie au profit du pavé savon de marseille. Les cabas réutilisables (et moches) remplacent les sacs plastique (moches aussi de toute façon).
Années 2010, le compost apporte la notion de réutiliser soi-même ses déchets. Le tote-bag en coton est un accessoire stylé et avoir des poules aussi. Acheter vintage devient cool et les réseaux sociaux favorisent largement les achats de seconde main et le partage de recettes DIY (entretien, hygiène, etc.).
Années 2020 ? Voici comment je l’espère pour le zéro déchet : Qu’elles soient bio ou pas, les gammes vrac seront les plus larges de toute marque de produit de grande consommation. La distribution aura évolué rapidement, investi dans des équipements adaptés et favorisera les circuits courts autant que faire se peut. La consigne des bouteilles fera son come-back à grande échelle, et sera élargie aux contenants non alimentaires.

Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir, les emballages individuels sont encore bien trop répandus, et les absurdités se multiplient (concombre bio à l’unité emballé d’un film plastique). Mais à force de voir des inepties, peut-être un jour ouvrirons-nous les yeux et fermerons-nous notre porte-monnaie aux responsables de ces c….ies !

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